Borderline

Borderline

Parce qu'on n'a pas tous la même chance, parce qu'on juge trop souvent sans comprendre.


« D'aussi loin que je me rappelle, ma grand-mère m'a toujours raconté des niaiseries. Toutes sortes de niaiseries. Par exemple, quand j'étais tannante, elle avait coutume de me dire : Si t'es pas gentille, un fifi va envtrer par la fenêtre et te violer ou Je vais te vendre à un vilain qui fera la traite des blanches avec toi ou encore un assassin va venir te découper en petits morceaux avec un scalpel, c'est ça que tu veux ? Hein ? À quatre ans, je n'avais pas le droit au croque-mitaine ou au Bonhomme sept-heures, mais au serial killer.

Oui vraiment, toutes sortes de niaiseries qui m'ont fucké l'esprit et qui ont fait en sorte que je me sente nulle à chier. C'est pour sa maintenant que j'ai peur de tout: les autres ; les endroits publiques ; les endroits clos ; les vaches, parce qu'elles sont tellement grosses (les baleines, je n'en parle pas) ; les sorties après neuf heures quand je suis toute seule ; les araignées et leurs grandes pattes ; les mille-pattes et leurs mille pattes ; les talons hauts sur les surfaces inclinées ; les psys incompétents ; les psys trop compétents [...] les drogues trop fortes qui font hallucier que la Planète des singes passe sur toutes les chaînes de télé ; la viande hachée à moitié cuite qui saigne encore ; les patates pilées Shirrif ; les fantômes sans draps blancs ; les mauvais numéros de téléphones ; les violeurs laids comme des poux ; les tueurs laids comme des poux ; les terroristes laids comme des poux qui se camouflent en matantes ; les anévrismes qui vous éclatent dans le cerveau sans crier gare ; les streptocoques, genre de Packman affamés ; et le sida, putain de maladie.

Mais par-dessus tout, ce dont j'ai le plus peur, c'est de ne pas être aimée. Alors j'ouvre mes jambes afin de voir le ciel ou mon petit bout de paradis. J'ouvre les jambes pour oublier qui je suis, j'ouvre les jambes de manière à briller comme une petite étoile. Je m'aime si peu, alors que m'importe d'ouvrir les jambes pour ceux qui semblent m'aimer un peu. »

- Marie-Sissi Labrèche
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# Posté le mercredi 08 juillet 2009 01:40

All about love .. !

All about love .. !







Love is patient and kind, it is never jealous, love is never boastful or conceited, it is never rude or selfish, it does not take offense, nor is it resentful. Love takes no pleasure in others' sins but delights in the truth; it is always ready to excuse,to trust, to hope and to endure whatever comes. Love does not come to an end. There are three things that last, faith, hope and love and the greatest of these is love.



# Posté le vendredi 12 juin 2009 12:54

Voilà le Pays sans chapeau dont on nous a tant parlé




UN ÉCRVAIN PRIMITIF

Cette histoire est peut être à l'origine de ce livre, et je ne sais pas pourquoi je la raconte. On ne devrait jamais ouvrir le ventre de la poule aux oeufs d'or. Mais je suis de ceux qui préfèrent la viande à l'or. Alors elle vient cette histoire ? Oui, tout de suite... Voilà... cet homme habitait à côté de chez moi. Je passais mes journées entières avec lui. Il ne savait ni lire ni écrire. Il ne savait que peindre. Des paysages grandioses. Des fruits énormes. Une nature luxuriante. Des femmes droites, hiératiques, qui descendent des mornes avec d'énormes paniers de légumes sur la tête. Tout était toujours vert, abondant, joyeux. Ses toiles n'avaient jamais le temps de sécher. Des gens riches, instruits venaient les acheter tout de suite.
Un jour, un journaliste du Times est arrivé.

- Baptiste, lui demanda-t-il, pourquoi peignez-vous toujours des paysages très verts, très riches, des arbres croulant sous les fruits lourds et mûrs, alors qu'autour de vous, c'est la misère et la désolation ? Moment de silence.
- Ce que je peins c'est le pays que je rêve.
- Et le pays réel?
- Le pays réel, monsieur, je n'ai pas besoin de le rêver.


Dany Laferrière
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# Posté le mardi 12 mai 2009 21:36

Give me one more drink and I'll be ready to do the same mistakes with another YOU

Give me one more drink and I'll be ready to do the same mistakes with another YOU

...........Always live for today............
.But never forget about yesterday.
.............Cuz you never know............
.........what tomorrow can bring........
...................or take away..................


# Posté le mardi 12 mai 2009 21:18

Modifié le mardi 12 mai 2009 21:37

Louky Bersianik ; Le pique-nique sur l'Acropole




J'aime ce livre parce qu'il nous fait comprendre l'importance de ne pas s'arrêter au travail qu'on fait les femmes avant nous. Oui, elles se sont bien battues et nous sommes celles qui récoltent les fruits de cette bataille qui, au fond, ne fait que commencer. Rien n'est acquis complètement. Rien n'est encore tout à fait juste pour les pauvres femmes que nous sommes. Oui, j'ai un penchant pour le féminisme. Est-ce un défaut ? Je suis renseignée, rien de plus. Je ne me sens aucunement inférieur en étant femme mais je n'ai pas non plus l'audace de me sentir supérieure. Regardez tous les efforts que nous mettons pour paraître mieux et pour entrer dans le moule que les hommes nous imposent. J'en ai marre d'entendre certaines femmes dire que nous avons de la chance d'être nées ici, au Québec. Oui, je dois admettre que c'est de la chance mais au lieu de nous réjouir, pensons à celles qui se font couper le clitoris avec des lames de rasoir pour leur enlever toute chance d'avoir ne serait-ce qu'un peu de plaisir dans une relation sexuelle. Je préfère penser à une façon concrète de les aider plutôt que de me féliciter d'être québécoise. Je suis fière de mon pays mais encore plus de mon statut de femme. Soyez-le aussi.


« Ancyl dit qu'elle trouve Aphélie très bien comme elle est. Aphélie a tort de déprécier ce corps qui est si bon pour elle, qui lui donne des jouissances incomparables, par le goûter et par le toucher. Et pourquoi dit-elle qu'elle est grosse ? Elle ne répond pas aux standards des centimètres qui sont à la mode, et après ? Elle prend un peu plus d'espace qu'une autre et après ? On se serre les coudes voilà tout. Qu'elle se rapelle le vieux dicton : « QUAND JE NOUS REGARDE JE NOUS DÉSOLE. QUAND JE NOUS REGARDE JE NOUS CONSOLE. » Et qu'elle se compare à cette femme nommée Femme et pesant les cent quatre-vingt-six kilos dont elle-même nous a raconté la fable. Elle ne sait donc pas que tous ces critères de mensuration sont des diktats masculins et que toutes femmes devrait refuser de s'y soumettre et encore moins de s'empoisonner l'existence. »



« Nous sommes considérées, nous les femmes, comme des personnes fictives dans l'histoire, cette histoire sainte et barbare que les ci-devant hommes ont arrengés scientifiquement pour leur plus grande gloire et profit. Indésirables, mises en marge de l'espace et du temps. Nous sommes irréelles, anachroniques et extraterritoriales, nous sommes des extra-terrestres sur notre propre planète. Il nous reste à débarquer sur la terre. [ ...] Elles arrivent. Elles débarquent en douce. On ne fait pas encore attention à elles mais vous verrez dans un siècle ou deux... »




# Posté le mercredi 29 avril 2009 21:17

L'aubainerie, une chance que j'tai :)


Juste un petit message pour vous, mes belles cocottes, ainsi qu'à toutes les autres qui ne sont pas sur la photo. Une étape de ma vie est terminée et ce n'est pas vraiment de gaieté de coeur que je le fais. Oui, c'est moi qui ait décidée de partir mais je crois qu'il le fallait. Vous allez me manquer terriblement même si on va se revoir très souvent ! C'est juste que ce ne sera pas pareil... Je ne suis pas du genre à regretter mes choix mais cette fois-ci j'ai peur de déroger à la règle que je me suis moi-même imposée. Seul l'avenir nous le dira ! Sachez qu'il y a de la place pour chacunes de vous dans mon petit coeur et ne vous inquiétez pas, je ne vous oublie pas. Je vous souhaite tout le meilleur du monde car vous le méritez amplement mes chéries. Bizoux.

L'aubainerie, une chance que j'tai :)
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 18:55

Savior



It kills me not to know this but I've all but just forgotten
what the color of her eyes were and her scars or how she got them
as the telling signs of age rain down a single tear is dropping
through the valleys of an aging face that this world has forgotten

there is no reconciliation that will put me in my place
and there is no time like the present to drink these draining seconds
but seldom do these words ring true when I'm constantly failing you
like walls that we just can't break through until we disappear
so tell me now
if this ain't love then how do we get out?
because I don't know
that's when she said I don't hate you boy
I just want to save you while there's still something left to save
that's when I told her I love you girl
but I'm not the answer to the questions that you still have

but the day pressed on like crushing weights
for no man does it ever wait
like memories of dying days
that deafen us like hurricanes
bathed in flames we held the brand
uncurled the fingers in your hand
pressed into the flesh like sand
now do you understand?
so tell me now
if this ain't love then how do we get out?
because I don't know
that' s when she said I don't hate you boy
I just want to save you while there's still something left to save
that's when I told her I love you girl
but I'm not the answer for the questions that you still have

one thousand miles away
there's nothing left to say
but so much left that I don't know
we never had a choice
this world is too much noise
it takes me under
it takes me under once again

I don't hate you
I don't hate you
so tell me now
if this ain't love then how do we get out?
because I don't know
that's when she said I don't hate you boy
I just want to save you while there's still something left to save
that's when I told her I love you girl
but I'm not the answer for the questions that you still have
I don't hate you
I don't hate you, no


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# Posté le dimanche 12 avril 2009 01:22

Modifié le mercredi 29 avril 2009 21:34

« Flâne et trippe jusqu'au matin, on manque de rien icitte, on est bien »



Un jour j'espère être quelqu'un. Quelqu'un qui n'a besoin de personne pour être heureuse, quelqu'un qui vit sa vie sans se préoccuper de ces si petites choses qui me touchent tellement, au fond de moi. J'aurais envie d'éloigner de ceux que j'aime les hypocrites qui, même les poches pleines, en veulent plus. Je voudrais que les gens bien qui m'entourent soient épargnés de ceux qui ne pensent qu'à en avoir plus, qu'à être meilleurs et plus forts car vous savez, tout cela n'est qu'illusion. Entre être et paraître, il y a une différence tellement énorme que ça en est absurde à la fin. Ça doit être dur une vie passée à envier les autres. Moi, je trouve qu'il fait bon vivre, et je sais que ces petites choses se répareront d'elles même. Car tout ce qui monte redescend,
ne l'oubliez jamais.


Un jour je serai ce quelqu'un
et j'aurai encore en tête les noms de ceux qui n'y croyaient pas.



« Flâne et trippe jusqu'au matin, on manque de rien icitte, on est bien »
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# Posté le vendredi 27 mars 2009 22:36

Modifié le vendredi 27 mars 2009 23:03

Ne t'en fait pas ma belle, tu survivras.



Parce que ce texte me coupe le souffle, tout simplement.


« Ne pas lui dire, lui cacher ces choses encore un peu, ne pas lui apprendre que le désir arrache tout, qu'aussitôt qu'on y met le doigt, le corps suit tout entier. Mais je l'informerai certes, en temps et lieu, je lui dirai qu'il y a ceux qui font semblant et les autres qui se perdent en courant après, et pas grand possibilités entre les deux. Qu'on s'attache à eux qui nous repoussent et qu'on rejette ceux qui s'approchent. Que ça devient étourdissant, que ça fait vieillir prématurément. Qu'à vingt-cinq ans on en a quarante, que les enfants qui naissent désexualisent les corps, et qu'en cette ère du botox, le défi consiste à rester désirable le plus longtemps possible pour baiser - mal - avec des gens que nous n'aimons pas, tout en fantasmant sur quelqu'un qui n'est pas plus en mesure d'aimer.

Peut être que le fait que ma vie amoureuse me soit passée sur le corps plusieurs fois devenait flagrant. Il vallait mieux porter le regard ailleurs...pour s'apercevoir décuplée, exponentielle, la gueule épouvantée cent fois plutôt qu'une, ne pas être en mesure d'ignorer son air ahuri et les marques fluorescentes laissées par toutes ces blessures du coeur.

Elle apprendrait que le sexe ne s'exécute plus en dehors de sa représentation, comme s'il venait toujours référencé, que la plus grande obscénité, désormais, est de chercher le regard de l'autre - et de le trouver. Elle apprendrait qu'une main glissée dans une paume aimée est bien plus impudique en compromettant qu'une langue enfoncée dans un cul. Est-ce qu'on ne pourrait pas essayer l'amour pendant l'amour et après on ferait comme si de rien n'était, promis juré ? »


Marie Hélène Poitras
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# Posté le mercredi 18 mars 2009 22:11

« La vie est parsemée de p'tites misères faut pas s'en faire...»

« La vie est parsemée de p'tites misères faut pas s'en faire...»



Parfois j'me dis que c'est impossible que ma vie soit si belle. J'me demande si c'est moi qui me fait des idées ou si c'est bien vrai. Et puis finalement je découvre qu'on voit la vie comme on veut. Moi j'ai choisi de voir ce qui me fait sourir, ce qui me fait du bien. Le reste? Avec le temps j'ai appris à ignorer tout ce qui ne contribue pas à mon bonheur. C'est un discours qui en surface semble bien égoïste, j'en conviens. Pourtant, je me sens simplement bien avec moi-même et c'est tout ce qui importe au bout du compte. Peut être que c'est ce que ça fait, trouver l'amour. On deviens en paix avec soi-même et le reste n'a plus d'importance. Je n'ai seulement plus aucune envie d'échanger qui je suis avec quiconque et je n'ai plus le temps d'envier les autres, je suis ce que je suis et ça me suffit amplement !




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# Posté le vendredi 13 mars 2009 00:46

Modifié le vendredi 13 mars 2009 01:06